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Valeur de paris et Comment Calculer vos Outs dans un Jeu de Poker

Vous avez une bonne main, mais est-elle assez bonne ? Nous allons vous montrer ici comment déterminer si vos cartes valent la peine que vous placiez une autre mise, et nous aborderons notamment les points suivants :

Mains de tirage et mains gagnantes

Au poker, il n'y a que deux types de mains : les mains gagnantes et les tirages. Indépendamment de vos cartes, toute main qui n'est pas la meilleure main est techniquement un tirage (parce que vous espérez qu'elle deviendra la meilleure plus tard).

Donc si votre main n'est pas (encore) gagnante, vous allez devoir déterminer s'il vaut la peine d'attendre un tirage et, si c'est le cas, de combien vous allez miser. Deux facteurs sont concernés :

  1. Combien d'outs avez-vous pour obtenir la main gagnante probable ?
  2. Quel est le montant du pot, ou encore mieux, quel sera le montant du pot ?

Vous devrez aussi déterminer ce qu'ont vos adversaires, ou ce qu'ils pourraient avoir. Cela vous donne la cote implicite inverse, c'est-à-dire les chances que la carte qui vous compose votre main permette en fait à votre adversaire de faire une meilleure main.

Calculer vos outs

Nous allons vous comment ça marche avec quelques exemples de mains.

Exemple de main #1

Flop : J♥ 9♥ 2♣
Votre main : Q♦ 10♠

Il n'y a pas grand-chose pour continuer. Le joueur qui a relancé avant le flop s'est montré agressif, donc vous pensez qu'il a une overpair. Deux autres joueurs ont suivi sa mise et sa relance, donc ils sont peut-être sur un tirage couleur.

Comment calculez-vous vos outs dans ce cas ? Parmi les huit cartes qui pourraient vous permettre de former la quinte, il y en a trois qui ne vont pas (deux qui permettraient aux joueurs qui ont suivi de constituer leur couleur et l'overcard qui pourrait permettre au relanceur de faire un brelan). Cela vous laisse avec cinq outs au total.

Exemple de main #2

Flop : J♣ 6♦ 5♣
Votre main : A♣ K♣

Nous avons ici neuf jolies outs (neuf trèfles) ey deux overcards, ce qui nous fait six outs de plus. Si un as ou un roi est tiré, cela devrait suffir pour gagner le pot.

Mais si deux joueurs suivent votre relance au bouton, il se peut qu'ils aient roi-valet ou as-valet. L'un d'eux pourrait même avoir floppé un brelan.

Vu qu'il y a un doute sur les overcards, il existe une règle pratique selon laquelle il est bien de les couper en deux. Cela fait donc trois outs au lieu de six, donc 12 au total.

Comme vous pouvez le voir, le décompte des outs n'est pas une science exacte, mais c'est le meilleure moyen de déterminer s'il faut continuer avec une main ou non. Nous dirons que, avec huit outs ou plus, vous pouvez vraiment bien miser sur le flop. Votre main est assez forte pour aller jusqu'à la rivière. En fait, si vous êtes en position, faites tout votre possible pour essayer d'obtenir une carte gratuite au tournant.

Quel est le montant du pot ?

Une fois que vous connaissez vos outs, vous devez calculer la cote du pot. N'oubliez que ce n'est le montant auquel s'élève le pot qui compte, mais le montant auquel il s'élèvera. Vous devez vous demander si vos adversaires vont continuer à rajouter des jetons. Le joueur qui vous suit au flop va-t'il faire la même chose au tournant (en particulier si vous faites une main) ?

Si le pot a l'air bien, vous devez jouer. En fait, si vous ne le faites pas, vous allez perdre de l'argent. Mais gardez toujours en tête la cote implicite inverse.

Exemple de main #3

Vous avez relancé avant le flop et quatre joueurs ont suivi, vous décidez donc de suivre à partir de la grosse blind.

Votre main : 8♥ 9♥
Flop : 10♥ J♣ 4♠

Maintenant, vous venez peut-être de flopper un tirage quinte ouvert, mais ce n'est pas une raison pour vous enthousiasmer. Si le joueur qui a relancé avant le flop a as-roi (ce qui n'est pas improbable), une reine sera de mauvaise augure. Alors jouez la main comme si vous n'aviez que quatre outs.

La valeur, c'est relatif

Les mains qui arrivent en deuxième meilleur position ont tendance à coûter beaucoup de jetons, alors assurez-vous que, si vous obtenez votre overcard, quelqu'un d'autre n'ait pas une double paire, ou, si vous faites une double paire, que quelqu'un ne vienne pas de faire une quinte, et ainsi de suite.

Il y a aussi la possibilité d'être éliminé aux streets suivants (lorsque les brelans deviennent des fulls, et que les couleurs deviennet de plus grosses couleurs). Donc, si votre main a l'air assez solide, vous devez vous demander si vous jouez maintenant ou si vous devez attendre et potentiellement perdre votre avantage.

Les règles de la table

Le style de jeu adopté à votre table va déterminer beaucoup de choses. Par exemple :

  • La table joue-t-elle plus relâché ou plutôt serré après le flop ?
    Plus votre table joue serré, plus vous devez veiller à chasser votre adversaire, et vice-versa.
  • La table a-t'elle un jeu plutôt passif ou plutôt agressif après le flop ?
    Si vous êtes à une table agressive, chasser peut vous coûter de l'argent. Si vous êtes à une table passive, vous ferez face à moins de relances et vous obtiendrez plus de cartes gratuites.
  • Si vous chassez et que vous manquez votre coup, pouvez-vous bluffer ?
    Bien sûr. Simplement, ne bluffez pas un mauvais joueur ou un joueur que l'on ne peut pas bluffer. Assurez-vous que votre coup de bluff soit cohérent. Si vous bluffez et que vous vous faites prendre, montrez votre main (c'est une bonne publicité).

Généralement, lorsque vous chassez, il paraît sensé d'être agressif. Si vous prévoyez de suivre, pourquoi ne pas relancer ? Le demi-bluff est un coup assez fort et met à terre bien des adversaires.

Quand devez-vous suivre pour améliorer la valeur du pot ?

Nous le savons, suivre n'est pas chose aisée. Puisque vous commencez à prendre de l'assurance en tant que joueur, entrer en confrontation avec un autre joueur et perdre et la dernière chose dont vous ayez besoin.

Enfait, c'est exactement le genre de choses que vous devez faire. Si les gens savent que vous êtes prêt à jouer des mains marginales, vous en obtiendrez plus si vous avez une main.

Le plus important, c'est que votre mise soit sensée, et qu'elle prenne en compte le style de jeu de votre adversaire et le type de mains dans cette situation. S'ils se félicitent de miser avec une main à l'as ou une quatrième paire, vous pouvez deviner ce à quoi vous avez affaire. Généralement, plus la mise est agressive, plus il est probable qu'elle soit suivie. Et si vous avez de bonnes raisons de penser que votre adversaire est en train de bluffer (et que la cote du pot est correcte), vous devez assurément suivre.

Exemple de main

Vous êtes en face-à-face au flop, qui est composé de 9♠ 7♠ 4♣. Votre adversaire mise 4 $ et vous suivez avec 5♠ 6♠. Au tournant sort 5♦ et vous checkez tous les deux. A la rivière sort J♥ et votre adversaire mise 8 $.

Il y a à présent 68 $ dans le pot, avec 16 $ pour suivre. Alors même s'il y a une chance sur trois que vous ayez la meilleure main, ce n'est pas un mauvais calcul de suivre.